Ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé
Ésaïe 50-57
Tout au long de son ministère, Ésaïe a parlé d’un puissant libérateur. Des siècles plus tard, alors que les Israélites étaient en captivité à Babylone, ces prophéties leur ont été particulièrement précieuses. Celui qui pouvait détruire les murailles de Babylone devait nécessairement être un conquérant puissant. Mais ce n’est pas le genre de Messie qu’Ésaïe décrit aux chapitres 52-53 : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage. […] Nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié » (Ésaïe 53:3-4).
En envoyant un libérateur aussi inattendu, Dieu nous enseigne ce qu’est la véritable délivrance. Pour nous sauver de l’oppression et de l’affliction, Dieu a envoyé quelqu’un qui a lui-même « été maltraité et opprimé ». Là où l’on attendait un lion, il a envoyé un agneau (voir Ésaïe 53:7). Les voies de Dieu ne sont assurément pas nos voies (voir Ésaïe 55:8-9). Jésus-Christ ne nous libère pas seulement en ouvrant la prison mais en y prenant notre place. Il nous délivre du chagrin et de la tristesse en les prenant sur lui (voir Ésaïe 53:4-5, 12). Il ne nous sauve pas à distance. Il souffre avec nous dans un acte d’« amour éternel » qui « ne s’éloignera pas de nous » (Ésaïe 54:8, 10).
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